OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/05/11/vendredi-cest-graphism-4/ http://owni.fr/2012/05/11/vendredi-cest-graphism-4/#comments Fri, 11 May 2012 08:11:23 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=109701

Hey ! :)

Bonjour et bienvenue à bord de la soucoupe pour ce 91e numéro de Vendredi c’est Graphism ! Les projets avancent, les idées aussi… Au programme de la semaine, je vous propose des cartes des planètes, des robot vengeurs, de la typo, du temps réel avec Google map, du pixel art photographique et un bon gros WTF pour les développeurs et autres amoureux du code informatique.

Bref, c’est vendredi et c’est.. Graphism !

Geoffrey

On démarre notre revue de la semaine avec ces images qui peuvent ressembler à de l’art abstrait et coloré… Mais ces images sont en réalité les cartes des planètes, des lunes et des astéroïdes de notre système solaire créé à partir d’informations recueillies par des satellites et des télescopes. La variété de couleurs renvoie aux différentes structures et topographies enregistrées, telles que bassins, cratères, montagnes et autres plaines….

C’est une façon de représenter la réalité avec un angle graphique, artistique et visuel qui me plait énormément.

gaya Des cartes artistiques de notre beau système solaire!

source

Cette semaine, vous aurez peut-être vu cette vidéo, drôle décalée mais vraiment bien réalisée :) Daniel H. Wilson est l’auteur de Robopocalypse, un ouvrage dans lequel il nous donne quelques menus conseils afin de résister et de survivre aux invasions de robots ! Entre leur développement et leur auto-réplication intelligente des nano-robots… Allez, n’ayez pas peur, il faut juste que vous soyez prêts ! ;-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

merci Tania

Dans la foulée, je tenais à vous présenter Tetra, une toute nouvelle tout belle typographie sans serif gratuite et dessinée par Alexey Frolov. Tetra nous apporte une certaine touche “old style” et ce sentiment est adouci dans les courbes contemporaines rendant cette police d’écriture applicable pour des mises en page rétros et modernes.

télécharger la typo

Vous savez, je croise encore parfois des personnes qui imaginent que Google Map est en temps réel ! Drôle d’idée quand on sait que les photos satellites datent parfois de plus d’un an. Cependant, l’idée est plaisante, fait rêver ou inquiète parfois ! Comme partout dans nos vies, dès que le paysage numérique prend vie, cela laisse place à la fascination et mettre cet espace dans les mains de tous est le plus beau cadeau que l’on puisse faire aux curieux

Ce film de Roel Wouters offre une approche créative en réinventant Google Maps en temps réel ! Cette carte virtuelle de notre monde joue avec l’idée de l’espace public comme une danse chorégraphiée… jolie et qui me laisse rêveur !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Dans ce monde réel, l’artiste et photographe Jamie Sneddon et son acolyte Kevin Rozario-Johnson, nous offrent une vision nouvelle du pixel dans l’espace. Ces clichés, réalisés dans la ville de Cologne mélange Sonic, Link, ou des objets issus du monde de Mario Bros de manière délicate et bien sentie. Le tout donne un regard tourné vers le rêve et l’on imagine un instant croiser notre hérisson bleu à travers la ville. Un beau projet…

On termine sur un WTF spécialement conçu pour les développeurs et les gens qui programment. Lorsque l’on code, il est possible de se retrouver dans des situations vraiment délicates, complexes où des enjeux minimes prennent une grande importance. C’est donc avec beaucoup de dérision  que le blog “lesjoiesducode.tumblr.com” a été conçu… je vous laisse avec ces exemples :)

Quand je poste une question sur stack overflow :

Quand j’ai perdu une heure a cause d’une parenthèse oubliee dans une requête sql :

Quand je dois modifier du code auquel je n’ai plus touche depuis 3 mois :

Quand je pense avoir trouve une solution :

Quand j’ai decouvert les regex :

Par ici pour lire plus de joies du code ;-) Ou alors, pendant ce temps, il est toujours possible de se battre contre des oies avec un sabre laser… ;-)

Et voilà, pour le mot de la fin, je laisse la parole aux designers Joolz et à Elroy !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

À la semaine prochaine! :-)

Geoffrey

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Les data en forme http://owni.fr/2011/09/22/data-cartographie-florilege-opendata/ http://owni.fr/2011/09/22/data-cartographie-florilege-opendata/#comments Thu, 22 Sep 2011 14:10:42 +0000 Paule d'Atha http://owni.fr/?p=80490 Tu n’es pas sans savoir, lecteur, que cette succession infinie de bits qu’on appelle un peu partout la “data” – qui vient du latin, pas de l’anglais, ne sois pas bougon – est une passion sans égale chez OWNI. Du coup, étant donné qu’il est assez vraisemblable que c’en soit une pour toi aussi, même naissante, nous nous permettons de te communiquer quelques éléments de veille sur le sujet ; à défaut de pouvoir être traitée de manière exhaustive sur le rythme hebdomadaire auquel nous voudrions t’habituer, cette veille suscitera chez toi, lecteur, tout l’émoi qu’elle mérite. Du moins l’espérons-nous.

L’avenir est dans les cartes

On démarre la rubrique carto avec un petit #oldlink qui date (quand même) du printemps, mais vu qu’il est récemment remonté dans notre veille, on se dit que tout le monde ne l’a pas forcément remarqué à sa parution, bien concentrés que nous étions à surveiller l’apparition des premiers bourgeons.

The World of Seven Billion est (donc) un très joli dossier propulsé par National Geographic pour célébrer le passage (virtuel) des sept milliards d’êtres humains sur Terre. Mappemonde épurée, d’une belle lisibilité grâce à l’usage du fond noir et de couleurs vives figurant les différents niveaux de revenus couplés à la densité de population sur les cinq continents. Une cartographie qui s’appuie sur les données publiques de la Banque mondiale et qui ferait bonne tâche (mais pas tache) dans toutes les salles de classe. En guise de repère contextuel, cette carte est accompagnée de ses principaux vecteurs démographiques, catégorisés selon la moyenne compilée de chaque niveau de revenu dans le monde, et les indicateurs courants de santé publique, d’éducation, de fertilité ou d’accès à la technologie sont ainsi représentés sous une forme sans fioritures, entre logotypes et géométrie.

Dans le même ordre d’idée (un peu #oldlink, et un peu #dark), une pimpante cartographie des États-Unis s’affiche sous le prisme de ses dénominations géographiques génériques, ou toponymes. En se basant sur les données ouvertes (voilà, ça sert aussi à ça, l’open data) du bureau d’inspection géologique étasunien, Derek Watkins peint une carte comme un tableau du pointilliste Georges Seurat, en couleurs inversées sur fond de considérations linguistiques. Où sont les ruisseaux, les marécages, les marais, les bourbiers, les rios et les arroyos qui se retrouvent par centaines de milliers dans le nom des bouts de terres humides et spongieuses, qui, mises bout à bout, forment les États-Unis d’Amérique ? Preuve par l’image : rarement aux mêmes endroits. Et il n’est point besoin d’être anglophone ni géologue pour le comprendre.

Autre carte, nécessaire comme le sang dans nos veines, est celle de l’internet sous-marin réalisée par TeleGeography. La firme de conseil et de recherche californienne, spécialisée dans les telecoms, a compilé ses propres sources pour dresser ce portrait interactif des quasi 200 systèmes sous-marins de câblages permettant (entre autres) à cet article de parvenir à s’afficher sur votre écran. En tant que telle, c’est dans l’adage “Less Is More” (simple et efficace) que réside la force de cette application : une bonne Google Map, des paquets de données géographiques et le tour est joué. Reste à cliquer sur un câble pour obtenir les informations élémentaires le concernant : date de mise en service, longueur du câble, son propriétaire, ses points d’entrée et de sortie et l’adresse du site qui y promeut son règne.

Enfin, dans la série “je fais de la cartographie de qualité en HTML5″, Martin De Wulf n’est pas en reste : son projet, à la fois sobre et ambitieux, est de dresser une carte des migrations à l’échelle mondiale grâce à la base de données du centre anglais de recherche et de développement sur les migrations, la globalisation et la pauvreté. Dans l’utilisation, compliqué de faire plus simple : le passage de la souris sur un pays de ce planisphère sombre permet de découvrir des données économiques et sanitaires de base, et le clic sur chaque pays offre une visualisation instantanée des flux migratoires principaux – tant en départs qu’en arrivées – et les données associées. Détail ultime qui en fait une véritable application, l’ensemble est “cachable” par le navigateur, et permet donc sa consultation hors-ligne. Du très beau travail.

Gnōthi seautón

Connais-toi toi-même, disait-on à Delphes. C’est sans doute la louable intention de la célèbre compagnie d’analyse de données sur le web Hitwise, qui dévoile cette semaine sur son blog une “infographie” nommée : “l’usage de l’internet anglais résumé en une heure“. Alors, nous sommes un peu forcés de mettre infographie entre guillemets, car le résultat produit est pour le moins perfectible dans l’espace insondable et subjectif qu’on appelle sans modestie esthétisme. Toutefois, nous estimons que l’aboutissement du travail d’analyse consistant à comprendre comment #lesgens passent leur temps en ligne mérite d’y laisser un œil ou deux. Ne serait-ce que pour digérer que les Anglais ont passé plus de 3 milliards d’heures sur internet au mois d’août. Dont presque un quart sur les seuls réseaux sociaux. Soit cinq fois plus que sur les sites d’actualités et sept fois plus que dans leur courriel. Et que les Grands-bretons ne consacrent (statistiquement) que deux minutes par heure aux sites olé-olé. On est obligé d’y croire.

La deuxième infographie plutôt moche de la semaine, qui mérite cependant indubitablement un traitement néo-socratique, est celle fomentée par le site 1000memories, qui veut t’aider, lecteur, à organiser, partager et découvrir les photos vieillottes de ta famille et de tes amis. Là encore, les minimalistes amateurs du “Less is More” apprécieront l’extrême lisibilité de cette illustration, qui manie le treemap à merveille pour mettre en parallèle le nombre de photos présentes sur quatre plates-formes bien connues : Facebook, Flickr, Instagram et la bibliothèque du Congrès. Et en matière de stockage de photographies, au risque d’utiliser un cliché : la vérité est ailleurs.

Cette nuit, j’ai eu un Flash

Le Flash c’est le mal. Mais vu qu’on est (donc) ouverts comme du chouette code HTML chez OWNI, il est impossible de ne pas mentionner cette semaine le remarquable travail de synthèse sur les élections sénatoriales propulsé par le site du Sénat lui-même, à l’occasion – sans surprise – du scrutin de dimanche portant sur le renouvellement partiel de cette magnifique assemblée. Tout ce que le citoyen doit savoir sur l’élection est déployé sobrement, en deux langues, et pensé “accessibilité” comme l’atteste la voix mélodieuse de la dame qui parle à l’intérieur. Ne manque sous aucun prétexte, cher lecteur, de te rendre sur ce site de service public qui favorise la publication de données facilitant leur réutilisation. Ça s’appelle (encore) l’open data, et c’est vraiment très bien. Juste dommage pour le Flash.

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Visualiser les idées http://owni.fr/2010/05/17/visualiser-les-idees/ http://owni.fr/2010/05/17/visualiser-les-idees/#comments Mon, 17 May 2010 15:22:33 +0000 Nicolas Kayser-Bril http://owni.fr/?p=15830 Une image vaut 1000 mots. Utiliser une carte comme image permet d’en transmettre encore plus, étant donné que le lecteur connait déjà la représentation. Panorama des cartes à idées.

Visualiser ses réflexions devrait permettre de développer une nouvelle manière de pensée.

Malheureusement, cette zone a été conquise par les marketeux-charlatans qui n’hésitent pas à justifier leurs théories sur le mind-mapping par des lieux communs aspergés de neurosciences, si bien qu’il est difficile de cerner l’utile du ridicule.

Jean-Michel Cornu sur OWNI et Philip Beadle dans le Guardian résument bien le problème en concluant, le premier à grand renforts de théories, le second en les fustigeant, que la visualisation des idées, c’est quand même bien pratique.

En Finlande par exemple, le recours aux mind maps à l’école n’est peut être pas étranger à leur continuel succès lors des études PISA.

Mind map finlandais. Obscur, defrötiin.

Sur Internet, l’engouement pour la cartographie ne se dément pas. Les webdesigners utilisent régulièrement des cartes pour présenter tout autre chose.

La plus célèbre est sans doute la carte du métro de Tokyo remixée pour afficher les services du web2.0, en 2007.

Les cartes de métro n’en étaient pas à leur première réutilisation. Déjà en 2005, Mark Ovenden réalisait cette carte de métro des métros du monde, montrant au passage les différences d’urbanisation selon les continents : aucun métro en Afrique subsaharienne, très peu en Amérique du Nord et énormément en Europe et en Chine.

Loin de n’être que des visualisations sympas, les cartes permettent de faire passer des idées. La connaissance de la carte originale permet de faire passer rapidement le message. Cette carte des opinions politiques suisses, même si elle est complètement déformée, montre à quiconque connait un minimum le pays (francophones à l’Ouest, germanophones à l’Est) les opinions politiques des différentes communautés linguistiques.

Dans le même genre, la carte des territoires palestiniens présentée comme un archipel montre les difficultés causées par l’occupation, non sans une bonne dose d’ironie.

On peut aussi s’amuser à utiliser les cartes de pays existants pour faire des concours de celui qui aura la plus grosse taille, comme le montre cet exemple portugais bien colonialiste, la plus grosse économie ou la plus grosse population.

En France, la cartographie des idées n’est pas en reste. A la grande époque de la blogosphère, Christophe Druaux a réalisé cette carte du monde des blogs, mettant en évidence l’influence de chaque site en fonction du pays qui lui était attribué. Il a depuis remis le couvert avec une carte mise à jour et une carte des forums.

Pour plus d’exemples, jetez un œil au site strangemaps!

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